À la suite des négociations menées par 26 pays industrialisés et émergents36, essentiellement les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud39 (et excluant entre autres l'Union européenne36), la conférence s'est terminée sur une déclaration d'intention qualifiée d' « accord »36.
Aucun objectif quantitatif de réduction des émissions de gaz à effet de serre n'est inscrit dans l'accord. Selon Nicolas Sarkozy, « tout le monde a accepté de donner par écrit les chiffres précis de ses réductions d'émissions d'ici à 2015 ». Ces chiffres font l'objet d'une annexe dans l'accord11 dont le détail devait être dévoilé en janvier 201012.
En séance plénière du samedi 19 au matin, la Conférence des Nations Unies sur le climat a « pris acte », sans entériner, à cause de l'absence d'unanimité 40. Selon Alden Meyer, directeur de l'Union of Concerned Scientists, le geste des Nations Unies « donne un statut légal suffisant pour rendre l'accord opérationnel sans avoir besoin de l'approbation des parties »40.
Financement[modifier | modifier le code]
Les pays ont promis 10 milliards de dollars par an, pour 2010, 2011 et 2012, à verser au « Fonds vert pour le climat » de Copenhague. L'Union européenne, les États-Unis et le Japon ont promis chacun 7 milliards d’euros d’aide (un « fast-start ») par an aux pays les plus pauvres d’ici 2012. De son côté, Washington apporterait 3,6 milliards de dollars quand l'Europe et le Japon contribueront chacun pour 10 milliards. D’ici 2020, l’accord vise théoriquement 70 milliards d’euros d'aide annuelle aux pays en développement39.
Après 2020, les pays riches devraient consacrer chaque année 100 milliards de dollars américains pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions et s'adapter aux dérèglements climatiques.
Un groupe de travail devra début de 2010 proposer des financements innovants (taxe Tobin, taxes sur le fuel maritime).[réf. nécessaire]
Suites du sommet[modifier | modifier le code]
Le Danemark a envoyé début janvier un courrier à chaque chef d'état, rappelant l'accord, les prochaines échéances, et la possibilité de signer et ratifier l'accord Yvo de Boer.
Avant fin janvier 2010, chaque pays doit se fixer ses propres objectifs de baisse d'émission de gaz à effet de serre (pour l'horizon 2015-2020) au minimum et une révision des décisions de Copenhague est prévue en 2015.
La chancelière allemande, Angela Merkel doit organiser mi 2010 à Bonn, une conférence préparant la prochaine conférence internationale sur le climat à Mexico, fin 2010. [réf. nécessaire]
Initiatives[modifier | modifier le code]
La France a proposé la création d'un groupe « Copenhague + », rassemblant les 28 pays favorables à un objectif de réduction de 50 % des émissions de GES d'ici à 205041.[réf. nécessaire]
Évolution des propositions d'action nt et le niveau des émissions36.
